Journal · Omar Guitoune ·

Du 10 km au marathon : mon déclic sur le tard

Le deuxième meilleur moment, c’est maintenant

Un 10 km à Paris avec mon neveu, en 2024, a changé ma manière d’envisager la course. Je raconte ici ce déclic, l’inscription au Marathon de Paris 2025 et l’ambition née de cette préparation.

J’ai toujours fait du sport. Je savais que je me débrouillais plutôt bien en course à pied, sans avoir vraiment cherché jusqu’où je pouvais aller.

Un jour, un ami qui s’était mis au triathlon m’a dit quelque chose comme : « À ta place, avec ton niveau, je m’y mettrais sérieusement. » Sur le moment, ça n’a pas provoqué de déclic. Mais j’ai gardé cette remarque dans un coin de ma tête.

Du 10 km de Paris au marathon

Puis, en 2024, je me suis inscrit aux 10 kilomètres Adidas de Paris avec mon neveu. J’ai préparé cette course dans mon coin, avec les moyens et les connaissances que j’avais. Une préparation modeste, mais une vraie envie de bien faire.

Ce que je retiens d’abord, c’est notre motivation à tous les deux. Nous avions un objectif commun. Nous nous sommes encouragés, poussés, et nous avons réussi à nous dépasser ensemble.

Cette préparation m’a permis de gagner plusieurs minutes sur mes précédents chronos sur dix kilomètres. C’est là que quelque chose a changé. Si cette préparation m’avait déjà permis de progresser autant, jusqu’où pourrais-je aller en m’y consacrant plus sérieusement ?

Je me suis alors inscrit au Marathon de Paris 2025.

Commencer sur le tard et être fier du chemin

Se découvrir une ambition sportive sur le tard laisse parfois un regret. Il m’arrive de penser : « J’aurais dû commencer plus tôt. » Puis cette phrase me revient : « Le meilleur moment pour planter un arbre, c’était il y a vingt ans. Le deuxième meilleur moment, c’est maintenant. »

Chacun son histoire, chacun son tempo. Je suis heureux de commencer ce chapitre de la mienne.

Aujourd’hui, lorsque je pense à mon prochain départ, l’émotion qui domine est la fierté. Celle d’avoir donné le meilleur de moi-même pendant la préparation, dans le contexte qui est le mien, avec mes responsabilités et le temps dont je dispose.

Le chrono compte. C’est lui qui a déclenché cette envie de progresser. Mais avant même de franchir la ligne de départ, je veux pouvoir regarder le chemin parcouru et me dire : j’ai fait de mon mieux, je me suis dépassé, et je peux être fier de moi.

Ce récit est un retour d’expérience personnel, pas une recommandation individuelle ni un programme d’entraînement à reproduire.

Omar Guitoune

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